Aide à l’émergence d’idées de création

16 février 2010 par Pascale Dutilleul Laisser une réponse »

Lors de la rencontre des professionnels de l’accompagnement des entrepreneurs organisée par Advancia le 10 février, nous avons échangé nos bonnes pratiques. Chaque groupe devait élire la meilleure bonne pratique. Celle de TALLIC ayant été retenue dans son groupe, nous vous la livrons ici.

Bonne pratique TALLIC : Trois questions pour aider à l’émergence d’une idée de création :

1. De quoi avez-vous manqué lorsque vous étiez petit ? (écoute, reconnaissance, nourriture,…?). Un exemple : un professeur de plongée encore salarié au Club Med veut créer une entreprise de recyclage de pain. Pourquoi quitter ainsi un statut confortable ? La personne avait manqué de pain lorsqu’elle était petite.
Souvent les créateurs veulent pouvoir donner aux autres ce dont ils ont manqué.

2. Quel travail ont fait ou auraient aimé faire vos grands-parents et parents (généalogie professionnelle) ? Un exemple : une jeune femme qui fourmillait d’idées toutes aussi valables les unes que les autres a choisi l’enseignement après avoir pris conscience que sa grand-mère était institutrice et son père directeur d’école. Souvent les créateurs veulent reproduire ou au contraire éviter.

3. De quoi rêviez-vous de faire quand vous étiez petits ? Un exemple : une femme crée un café-théâtre. Enfant déjà elle écrivait des pièces de théâtre qu’elles mettaient en scène avec ses amies le jour de son anniversaire.
Beaucoup d’idées étaient déjà inscrites en nous dans notre enfance.

Ces trois questions sont le fruit de 10 ans d’expérience d’émergence de projets. Elles suffisent souvent à la personne à faire émerger une idée cohérente avec elle-même.

Contexte : Notre expérience de coaching auprès de centaines de porteurs de projet, notamment dans un atelier proposé à la Cité des Métiers de La Villette (Paris) intitulé « Formuler son idée pour la clarifier », nous a conduits à la conclusion que beaucoup de porteurs de projet disent avoir un projet. En réalité ils ne s’autorisent pas à avouer que leur idée est encore vague ou inexistante. Nous l’avons vérifié ainsi : lorsque nous demandions aux PP de décrire leur projet, ils le faisaient tous sans hésiter. Un changement de stratégie nous a conduits à leur demander dans un premier temps leurs motivations à créer et en fin d’atelier seulement leur projet. La confiance ayant été établie, un tiers osaient avouer ne pas avoir encore d’idée bien stabilisée. Nous avons progressivement repéré 3 questions qui permettent à une personne de trouver une idée.

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